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Ségolène Royal a exercé des « pressions très fortes » sur la presse régionale pour son débat avec Bayrou
mardi, 1er mai 2007

C’est ce qu’affirme Michel Comboul, le président du Syndicat de la Presse Quotidienne et Régionale (SPQR) dans un édito publié dans plusieurs grands quotidiens français dont Nice Matin et Ouest France dans leurs éditions du samedi 28 avril dernier.

"Oui, le syndicat a été délibérément l’instrument d’une campagne orchestrée. Non, Mme Royal, il n’y a pas eu de pression de Nicolas Sarkozy. En revanche, il y en a eu de très fortes de votre côté, exercées directement par votre équipe, et aussi par vous-même à travers vos déclarations", déclare le président du SPQR.

« L’intervention de Mme Royal a jeté un trouble »

Cette précision intervient alors que la candidate socialiste, en quête de soutien mais aussi de bouc-émissaires pour souder son camp autour d’elle, avait affirmé en fin de semaine dernière que Nicolas Sarkozy, grâce à ses « liens avec les puissances médiatico - financières du pays » avait fait pression sur le SPQR pour que son débat avec François Bayrou n’ait jamais lieu. « Même si ça favorisait Ségolène Royal, nous étions plutôt prêts à le faire. L’intervention de Mme Royal, en mettant en cause notre honnêteté professionnelle, a jeté un trouble dans l’esprit des éditeurs », a précisé Michel Comboul !

« Complot médiatico-financier » : à gauche toute !

Durant toute la campagne, la thèse du complot entre le candidat Sarkozy et les puissances médiatiques fut une constante tant dans le discours de Royal que de Bayrou qui s’en est pris successivement à TF1, et au Monde. Il est toutefois important de préciser que la vice-présidence du SPQR, que certains disent « très puissant » et acquis « à la droite », est détenue par Jean-Michel Baylet, également président du Parti Radical de Gauche (PRG), qui soutient la candidate socialiste, et dont les prises de position sont parfois plus à gauche que le PS...

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