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Au Liban, Ségolène gagne le titre de Ségo la gaffe
dimanche, 3 décembre 2006

Dès sa première tournée diplomatique, Ségolène Royal a failli entrer dans l’Histoire. Les recettes qu’elle a appliquées à sa campagne au sein du Parti Socialiste (sourire, accords avec tous ses interlocuteurs, fausse spontanéité) ne semblent pas faire recette à l’extérieur de l’hexagone.

En effet, la candidate socialiste avait déstabilisé ses concurrents socialistes en affirmant « que sa position est celle du peuple français » à propos de la Turquie. Une telle déclaration avait le mérite de ne froisser personne et devenait, ainsi, la marque de fabrique de « la méthode Royal. »

Cette méthode, elle l’a affinée durant les dernières semaines : écouter les français, leur dire ce qu’ils veulent entendre et faire croire que tout cela est sincère et spontané.

Il faut croire que ce procédé s’exporte mal, puisque dès son premier voyage au Liban, on a frôlé l’incident diplomatique grave.

En effet, la madone des sondages a souhaité rencontrer les représentants du très radical parti pro-syrien Hezbollah (histoire de faire oublier peut-être le mauvais accueil de Jospin au Proche-Orient).

Appliquant toujours, sa célèbre méthode du « je suis d’accord avec vous », elle ira jusqu’à affirmer partager en grande partie l’analyse faite par le représentant du Hezbollah alors qu’il venait de terminer une violente diatribe contre les Etats-Unis. La politesse de notre Ségogo nationale explique sans doute qu’elle n’ait pas voulu contrarier son hôte.

Mais quand, toujours, pendant cet entretien, le député du Hezbollah, Ali Ammar, a déclaré en parlant d’Israël : « Le nazisme qui a versé notre sang et qui a usurpé notre indépendance et notre souveraineté n’est pas moins mauvais que le nazisme qui a occupé la France ».

Toujours aucune réaction de la part de notre apprentie diplomate à ce dérapage d’une rare violence, pour seule défense, elle expliquera plus tard qu’elle n’avait pas entendue. Pour quelqu’un qui fait de sa capacité d’écoute un thème de campagne, cela risque de poser problème.

Son équipe de campagne a, alors, tenté de minimiser l’incident, en affirmant que tout cela avait été préparé dans la précipitation et était très spontané. Encore un mensonge, puisque Le Monde révèle que cette tournée était planifiée depuis plus de quatre mois.

Loin de l’image de la super médiatrice que voulaient nous vendre les médias français, Ségolène n’aura gagné à l’occasion de cette tournée au Proche-Orient que son titre de « Ségo la gaffe ».

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