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Sur la Toile, les « cybermilitants » s’en donnent à coeur joie
lundi, 18 décembre 2006

Impossible de dénombrer les sites politiques où le sérieux côtoie le loufoque.

VOUS SOUHAITEZ voir Sarkozy en train de danser le disco, des prétendants à l’Élysée faire une course de fond, ou Arnaud Montebourg en microbe ? C’est possible et c’est sur le Net !

Difficile de recenser avec exactitude tout ce qui se fait de politique sur la Toile. Sur l’observateur-présidentielle. fr, site animé par des chercheurs de l’université de Compiègne, on apprend que l’UMP a 141 sites militants, l’UDF, 206, le FN-MNR et MPF, 19, le PC, 49, les Verts 40, le PS, 237. Dans cette masse, il y a du très sérieux - tous les partis politiques ont leur site officiel -, du plus littéraire, comme le blog de Dominique Voynet, du drôle et du moins drôle. Et parfois, du diffamatoire.

Deux sites, bonvote.com et agorax, s’essaient à mesurer leur influence, ainsi que celles des blogs politiques. Mais les résultats restent encore parcellaires.

Sur le site d’Olivier Besancenot, on s’inquiète bien sûr des signatures. « Aidez-nous », peut-on lire dès la page de garde où il est précisé que « la signature est une simple caution administrative à caractère démocratique, en aucun cas un soutien politique du candidat concerné ». Tandis qu’Arlette Laguiller lance sur son site « un appel de fonds pour une campagne qui va coûter cher », Jean-Marie Le Pen présente, sur le sien, sa toute récente campagne de communication. Le PS vient entièrement de refaire le sien, en accentuant le caractère interactif du site. Le site de l’UMP lui, réclame aussi des dons, et incite les internautes à voter une pétition pour « plus de sévérité pour les jeunes délinquants ».

Chansons et clips

Pour trouver quelque chose de moins institutionnel, il faut aller, par exemple, sur les sites « anti »-candidats.

Jour et nuit, les partis politiques s’emploient à faire de la veille pour les repérer. « On ne sait pas dans quelle mesure ils font du tort : trop de mauvaise foi ou de violence se retournent souvent contre les auteurs. Mais on surveille tout de même pour pouvoir éventuellement réagir », indique-t-on au PS.

Les blogs anti-« royalistes » fleurissent sur Internet - dont le très répandu segostop, « le site qui vous guérit de Ségolène Royal » et le tout récent paslesroyal.com -, mais le must absolu des internautes demeure le sarkostique. En général, les sites « anti » sont le fait des mouvements de jeunesse liés de façon plus ou moins directe au parti.

Côté chanson, c’est plutôt Ségolène qui inspire les talents. William Berg, un illustre inconnu, scande sur un clip « Ségo, Ségo, je suis raide dingue de toi », tandis que les filles de classe Affaire chantent « Sé-sé-sé Ségolène, en haut, en bas, à gauche, à droite. Non pas à droite », sur un air de zouc. Dans un tube du groupe Au Bonheur des Dames on peut entendre : « Ségogo, c’est wouh, Ségo lène. Elle est roulée comme une reine c’est la soeur à Sophia Loren. »

Le Figaro